De très fortes disparités territoriales

Trois types de territoires apparaissent très distinctement :
      . les stations d’altitude et leurs satellites,
      . les fonds de vallée,
      . les adrets et leurs villages.


Des équipements touristiques concentrés dans les stations d’altitude
Dès l’après-guerre, des infrastructures et des équipements à vocation touristique ont été réalisés en altitude au dessus des villages traditionnels. Progressivement, plus d’une quinzaine de sites ont assuré l’essentiel du développement touristique et économique de la Tarentaise.

Aujourd’hui, les stations sont les moteurs de toute la Tarentaise, elles regroupent les emplois et les richesses de la vallée. La population permanente des stations n’est pas très élevée : de 500 à 3 000 habitants.

Cependant, leur attractivité en terme d’emplois et d’activité économique dépasse très largement les limites communales. Les communes supports des stations doivent gérer des fonctionnements et des investissements de villes moyennes, et cela malgré la saisonnalité économique.


Des fonds de vallée industriels et commerciaux
Les fonds de vallée de Tarentaise sont caractérisés par une succession de bassins et de verrous qui individualisent fortement l’espace : bassin d’Aigueblanche, de Moûtiers, d’Aime, de Bourg Saint Maurice et Bozel. Certains d’entre eux ont été, ou sont encore marqués par la présence d’industries lourdes : Aigueblanche et Moûtiers.

De nos jours, ils constituent des bassins de vie avec un rayonnement plus ou moins important, on assiste d’ailleurs à des regroupements dans le fonctionnement et la vie quotidienne : Aime - Bourg Saint Maurice et Bozel - Moûtiers - Aigueblanche.

Deux villes ont un rayonnement, notamment commercial, sur la Tarentaise :
  • Bourg-Saint-Maurice (8 225 habitants en 1999),
  • Moûtiers (4 887 habitants en 1999).

Ces deux villes regroupaient, en 1999, près de 30 % de la population de la Tarentaise.

Toutes deux possèdent des fonctions commerciales et administratives structurantes qui s’appliquent à deux territoires distincts correspondant à leurs aires d’influence respectives. Elles possèdent chacune un rôle différent au sein de la Tarentaise :

  • Moûtiers, ancienne cité industrielle, capitale historique de la Tarentaise, porte d’entrée de la vallée. Elle draine la vallée des Belleville, les Trois Vallées, la vallée de Bozel et le bassin d’Aigueblanche.
Tigne avant Bourg Saint Maurice - Funiculaire
Tigne avant
  • Bourg-Saint-Maurice, capitale économique de la Tarentaise, en plein essor, statut de station touristique d’hiver et d’été reliée directement aux Arcs. La ville draine l’ensemble de la Haute-Tarentaise jusqu'à Aime.


Bourg-Saint-Maurice et Moûtiers, aux caractères très différents, sont essentielles dans la structuration de l’espace et le fonctionnement du territoire. Parallèlement, il existe tout un réseau de bourgs-centres qui constituent autant de relais locaux : Aime, Bozel puis à un niveau secondaire, Aigueblanche, Séez, Brides… Ce sont des centres importants pour la vie locale.


Ces fonds de vallée assurent la liaison physique, mais aussi administrative et économique entre les adrets et les ubacs.


Des adrets en évolution

Les adrets de Tarentaise n’ont pas pu développer une activité touristique d’hiver. D’une économie traditionnelle, ils maintiennent une activité agricole, mais sont de plus en plus des villages résidentiels.

Après une période de déclin massif, un renouveau d’ensemble a vu le jour. Globalement, l’activité économique sur ces communes reste limitée : artisanat, agriculture… Malgré de forts besoins liés à l’accueil d’une nouvelle population (infrastructures, services, logement...), les communes des adrets ont des budgets qui ne sont pas à la hauteur des problématiques auxquelles elles sont soumises. Certaines petites communes ont des budgets plus de 300 fois inférieurs à des communes voisines support de station.

Longtemps oubliés, les villages des adrets de Tarentaise semblent maintenant disposer d’atouts aussi bien touristiques que résidentiels ; situation, ensoleillement, cadre de vie, authenticité... autant de facteurs porteurs d’espoir et de développement.