Une histoire qui se bouscule au XXème siècle

La Tarentaise est une ancienne voie de passage à travers les Alpes qui a permis un peuplement et une histoire avant l’époque romaine. Une civilisation alpine se met en place autour de communautés agro-pastorales et sur l’exploitation des ressources locales. Dès la fin du XIXème siècle, des mutations profondes interviennent alors dans le paysage de la vallée : l’industrialisation (au même titre que les autres vallées alpines), et le début du tourisme à travers le thermalisme et la fréquentation estivale de la montagne sur quelques sites ponctuels. Déjà ancrée dans les pratiques montagnardes, la pluriactivité s’adapte alors au contexte : l’ouvrier-paysan.

Le changement est soutenu par les évolutions des modes de transport : les routes d’accès aux villages de montagne et l’arrivée du train à Bourg-Saint Maurice en 1914. L’entre-deux guerres voit un début encore timide du tourisme hivernal à Val d’Isère, Méribel, Pralognan…. Parallèlement, l’agriculture ancestrale de subsistance devient une agriculture marchande qui s’appuie encore de nos jours sur le Beaufort (devenu AOC en 1968). Dans les années 1950, les grands chantiers hydro-électriques démarrent avec le barrage de Tignes. Ensuite, sur un schéma impulsé par l’Etat, le Plan Neige, la Tarentaise connaît un bouleversement profond avec la création et le développement de ses stations de ski.
Enfin, à l’occasion des Jeux Olympiques de 1992, la Tarentaise bénéficie d’un sérieux« lifting » qui positionne la vallée comme leader sur le marché mondial des sports d’hiver.

L’ensemble des différentes phases de développement de la vallée est caractérisé par des initiatives et des apports extérieurs : grandes industries, EDF, Département, investisseurs des grandes stations, Jeux Olympiques...

 

 

 

 

 

 

 

Tigne avant
Tigne aujourd'hui