« Mellifera », la maison de l’abeille noire, mise en lumière par le forum itinérant LEADER !

L’organisme Caprural, centre de ressource régional pour le développement local, organise de mai 2019 à juin 2020 un tour des départements d’Auvergne-Rhône-Alpes pour mettre en valeur douze projets soutenus par le programme européen LEADER.
Jeudi 16 janvier, c’était le tour de la Savoie et le zoom a été fait sur le GAL Tarentaise Vanoise, pour un projet porté par la commune des Belleville qui met en valeur la richesse d’un patrimoine local : l’abeille noire de Savoie !

Accueillis par le Maire André Plaisance puis guidé par Klébert Silvestre, adjoint au maire et président du CETA Savoie (centre d’étude techniques apicoles), une petite vingtaine de participants ont visité ce tout nouveau lieu d’accueil et d’interprétation.
Situé au hameau des Bruyères en aval des Menuires, c’est un ancien chalet d’alpage, entièrement rénové pour l’occasion, qui accueille une scénographie très ludique et pédagogique.
En raison d’un espace restreint, le site déploie des trésors d’ingéniosité pour captiver les visiteurs autour de quizz animés, d’une ruche vivante, de maquettes, de contes pour enfant, … Un petit auditorium permet également la projection de court-métrages.
Tout juste inauguré et ouvert au public depuis fin décembre, cet espace servira également à terme à accueillir des classes ou des groupes lors d’animations sur l’abeille noire et plus largement sur la biodiversité des milieux de montagne.

Pourquoi l’abeille noire ?
La réalisation d’une maison de l’abeille noire est une suite logique d’actions menées depuis plusieurs années sur la commune.
En lien avec le Parc national de la Vanoise et le CETA, la commune a créé en 2016 un « conservatoire de l’abeille noire », un rucher de fécondation et de production de reines dans la vallée des Encombres. L’objectif est de préserver cette espèce locale aujourd’hui menacée par l’importation massive de reines et d’essaims « hybrides », plus productives mais aussi plus fragiles face aux effets du changement climatique.

L’abeille noire de Savoie est endémique, parfaitement adaptée au milieu alpin, économe, capable de suivre les floraisons. Elle produit de manière régulière et sait survivre aux années de pénurie.
Certains lui reproche d’être « agressive », en réalité elle a surtout « son caractère » et c’est à l’homme de s’adapter à cette espèce : intervenir peu, la respecter.
Klébert Silvestre réfléchit d’ailleurs à utiliser la maison de l’abeille noire pour organiser des formations d’apiculteurs dédiées à la conduite de ruches en « abeille noire ».